Compositions pour piano augmenté

Piano-Hack est une structure pour piano augmenté qui, par un circuit d'amplification, permet la captation des fréquences de résonance émises par les cordes du piano à partir du phénomène de transduction. Ces fréquences sont ensuite ré-injectées dans les cordes, générant une boucle de rétroaction qui permet de faire vibrer les cordes de l'instruments.  L'amplitude est contrôlée par un système de capteurs de distance, permettant de jouer les sonorités de trames issues du piano.

Cette recherche se décline sous diverses propositions, dont cinq compositions collaboratives pour piano (Piano-Hack), violoncelle, violon et feedbacks, intitulée Variations, avec la collaboration des interprètes Cissy Zhou (pianiste), François Leclerc (violoncelliste), Kevin Gorman (pianiste), Martin Davout (chanteur) et Samuel Clark (violoniste).

Composition électroacoustique

Je me suis inspirée des écrits de la compositrice Daphné Oram, An Individual Note of Music, Sound and Electronics, pour imaginer la trajectoire d’électrons dans un circuit électronique. Par analogie, le phénomène d’électricité est souvent comparé aux courants d’eau pour démontrer le fonctionnement d’un circuit. C’est par un jeu d’échelle que nous sommes invité à plonger dans les sous-courants électriques, allant d’une hybridité des matières électricité / eau, pour osciller entre flux aquatiques et corpuscules survoltés.

Terra Mater (2017)

Extrait de l'album : Mélancolique

Crystalgriche, Terra Mater, enregistré en 2016, Sylvain Aubé (synthétiseurs), Stephanie Castonguay (instruments inventés), 1 cassette, Griche, 01, 2017

Crystalgriche (\kʁis.tal.ɡʁiʃ\) est Stephanie Castonguay et Sylvain Aubé (Monnocone). Le projet repose sur l'utilisation de petits objets sonores fabriquées à la main par Stephanie Castonguay, incluant oscillateurs, radios et filtres réagissant à la lumière. Le rôle de Sylvain est de spatialiser et de mettre en contexte les sonorités brutes pour créer un dialogue entre synthèse analogique et instruments inventés.

Le projet explore les sonorités liées aux éléments physiques avec des pièces telles "sédimentation" et "strates". Les cristaux et minéraux sont une inspiration pour Castonguay, elle les incorporent à ses instruments analogiques faits main.

La sonorité principale de l'album Terra Mater est d'ailleurs un objet sonore vu en installation, "Radioesthesia", incluant circuits électroniques, pyrites et galènes, qui peut se suspendre au plafond pour remplacer les habituelles projections et visuels. (On peut entendre l'appareil à l'état brut sur la dernière pièce de l'album, « (solo) » )

Les pièces de l’album Terra Mater sont successivement constituées de multiples itérations de ce cycle d’improvisation, combinant des extraits en studio et des extraits live.

Territoires électroniques : production sonore autochtone féministe

Co-production d’un album de musique électronique (durée : 58 mins), Oboro, Montréal, Qc

Extrait "Cercle" : Enregistré pour les femmes autochtones de Val-d’Or lors d’une cérémonie intime tenu en novembre 2016, la pièce s’impose tout d’abord par les grondements profonds des sons de synthétiseurs. Les respirations et souffles effrénés se révèlent parallèlement au rythme, pour donner place à l’expression vocales des voix féminines – celles qui chantent pour se faire entendre. C’est par la cadence des tambours, la douceur de ces voix gutturales, et les crépitements des ondes provenant d’instruments électroniques que prend forme, dans un tissage avec chants et percussions traditionnels autochtones, cette exploration de territoires électroniques.

Collaboratrices(eurs) : Annie Bouvrette, Chantal Allard, Émilie Monnet, Geronimo Inutiq, Jackie Gallant, Mariam Allard, Mélanie O’Bomsawin, Stéphane Claude, Stephanie Castonguay et Yen-Chao Lin.

Création sonore à partir de synthétiseurs DIY, capteurs et radios.

Collaboratrice: Émilie Mouchous